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Prix gonflés, billet au nom d’une autre personne… Huit organisations membres du Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc) mettent en garde les Européens contre l’achat de tickets de spectacles ou d’événements sportifs sur des sites de revente non agréés.

« L’achat d’un billet pour un événement auprès d’un revendeur en ligne non autorisé est risqué et peut coûter très cher », alerte le Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc) à l’occasion du lancement d’une campagne de prévention. Menée par huit organisations de défense des consommateurs membres du Beuc (en Belgique, Espagne, Finlande, Pologne, République tchèque, Slovénie, Slovaquie et Suisse), la campagne de sensibilisation s’accompagne de trois vidéos expliquant les risques d’acheter des billets de spectacles ou d’événements sportifs sur des sites de revente non agréés. « Les problèmes rencontrés avec les billets achetés sur le marché en ligne de seconde main se répandent rapidement dans toute l’Union européenne. Les sociétés qui recourent à ces pratiques travaillent souvent au-delà des frontières », met en garde le Beuc. En se rendant sur un site de revente non autorisé, le consommateur risque : d’acheter un billet vendu à un prix plus élevé, de ne pas pouvoir entrer dans la salle de spectacle, soit parce que le billet est nominatif ou a été reproduit et vendu plusieurs fois (seul le premier billet flashé permet d’entrer), soit parce que les organisateurs n’acceptent pas les billets achetés sur les sites Web non autorisés ; de ne jamais recevoir son billet ; de ne pas recevoir le bon (billet pour un autre événement, etc.) ; de payer des frais cachés ajoutés uniquement à la fin du processus de réservation (frais de réservation, de livraison, etc.) ; ou encore de ne pas pouvoir contacter le service clientèle.

Des billets achetés en masse

Le Beuc pointe également les pratiques commerciales de ces sites web qui consistent à acheter des tickets par centaines, souvent à l’aide de systèmes automatisés, dès l’ouverture des ventes. Dans certains cas, les billets sont vendus avant même la confirmation de l’événement. Parmi les plateformes dans le viseur des associations de défense des consommateurs, figurent Viagogo, StubHub et Mywayticket.

Se Des phrases du type « il ne reste que quelques billets »

Pour éviter les mauvaises surprises, le Beuc conseille avant tout de vérifier si le site Web a reçu l’autorisation des organisateurs officiels de l’événement de revendre des billets. En principe, le site Web des organisateurs l’indique.

Il faut aussi faire attention aux déclarations confuses et ne pas se laisser influencer par des phrases du type « il ne reste que quelques billets », « vendre vite », « 20 autres personnes regardent cet événement », « moins de 2 % des billets laissés pour cet événement », etc.

Le Beuc recommande encore de vérifier s’il existe des règles spécifiques pour accéder à une salle, comme des restrictions d’entrée aux seuls détenteurs de billets achetés par des revendeurs autorisés.

En cas de problèmes, les consommateurs peuvent se tourner vers une association de consommateurs locale. Mais, « il est souvent très difficile de faire respecter [ses] droits », prévient le Beuc.

© Sarah Corbeel – Dossier Familial – juillet/août 2019